Le soir ramène le silence.
Assis sur ces rochers déserts,
Je suis dans le vague des airs
Le char de la nuit qui s'avance.
Vénus se lève à l'horizon;
A mes pieds l'étoile amoureuse
De sa lueur mystérieuse
Blanchit les tapis de gazon.
De ce hêtre au feuillage sombre
J'entends frissonner les rameaux :
On dirait autour des tombeaux
La prière
Le roi brillant du jour, se couchant dans sa gloire,
Descend avec lenteur de son char de victoire.
Le nuage éclatant qui le cache à nos yeux
Conserve en sillons d'or sa trace dans les cieux,
Et d'un reflet de pourpre inonde l'étendue.
O toi qui m'apparus dans ce désert du monde, Habitante du ciel, passagère en ces lieux! O toi qui fis briller dans cette nuit profonde Un rayon d'amour à mes yeux; O toi quim'apparus dans ce désert du monde, Habitante du ciel, passagère en ces lieux! O toi qui fis briller dans cette nuit profonde Un rayon d'amour à mes yeux;

